Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a rassuré l’opinion nationale et internationale qu’aucun nouveau processus de paix n’a été initié par le président angolais João Lourenço pour résoudre la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
S’exprimant à l’issue de sa visite de travail à Luanda, le 5 janvier 2025, le chef de l’État congolais a tenu à dissiper toute ambiguïté autour du rôle de son homologue angolais, saluant au passage son engagement personnel en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs.
« On n’accuse pas le président João Lourenço d’avoir voulu créer un autre processus. Il ne sort d’aucun processus. Nous restons bien dans le processus de Doha et de Washington », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le président congolais a précisé que les efforts diplomatiques de João Lourenço s’inscrivent pleinement dans une dynamique déjà existante, structurée autour de deux cadres majeurs :
le processus de Washington, marqué par la signature, en décembre 2025, d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine ;
le processus de Doha, qui encadre les négociations avec l’AFC/M23 sous facilitation qatarie.
Pour Félix Tshisekedi, l’implication de l’Angola, loin de concurrencer ces initiatives, vient les renforcer, dans un esprit de complémentarité et de cohérence diplomatique.
« Il est toujours utile de préciser que tout cela se fait strictement dans le cadre des processus de paix de Washington et de Doha », a-t-il insisté.
Au cours de cette rencontre, les deux chefs d’État ont également échangé sur la recherche d’une paix durable dans l’est de la RDC, une région toujours en proie aux violences liées au conflit opposant les Forces armées de la RDC (FARDC) au mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda selon Kinshasa.
Président en exercice de l’Union africaine et ancien médiateur dans cette crise, João Lourenço demeure, selon Félix Tshisekedi, un acteur clé des efforts africains pour la stabilité régionale.

