Le président américain a annoncé que les États-Unis allaient désormais « gouverner » le Venezuela. Depuis son complexe de Mar-a-Lago à Palm Beach, Donald Trump a frappé un grand coup diplomatique et militaire. Suite aux frappes sans précédent visant Nicolás Maduro et son entourage.
Cette mise sous tutelle est présentée comme une mesure transitoire, visant à assurer une stabilité politique avant de passer la main.
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« Nous piloterons le pays jusqu’à ce qu’une transition sécurisée, ordonnée et réfléchie soit possible », a martelé le président samedi dernier, n’hésitant pas à brandir la menace d’une seconde offensive « bien plus massive » si la situation l’exigeait.
Revenant sur les détails techniques de l’assaut, Donald Trump a révélé que les forces américaines avaient délibérément plongé Caracas dans le noir. Ce sabotage électrique stratégique visait à paralyser la capitale pour faciliter la capture de Maduro.
Trump a vanté le savoir-faire américain en matière de cyber-guerre et de sabotage d’infrastructures. Il a qualifié cette intervention, mêlant forces navales, aériennes et terrestres, de démonstration de puissance « historique ».
Derrière l’argumentaire sécuritaire se cache un enjeu économique colossal. Le Venezuela abrite les premières réserves mondiales de brut (environ 303 milliards de barils), devant l’Arabie saoudite. Malgré ce potentiel, le pays subit une chute de production drastique due au délabrement de ses infrastructures et aux sanctions internationales.
Donald Trump a été très clair sur ses intentions économiques : ouvrir grand les portes aux multinationales américaines.
« Nos grandes compagnies pétrolières vont se déployer au Venezuela », a-t-il affirmé, signalant ainsi la fin de l’isolement du secteur pétrolier vénézuélien sous contrôle américain.

