Les autorités zambiennes ont mené le week-end dernier une opération de contrôle migratoire d’envergure dans la ville de Ndola, ciblant principalement les sans-papiers. Plus de 170 étrangers ont été appréhendés, dont une majorité de ressortissants congolais, marquant un tournant dans la politique de régulation des flux transfrontaliers avec la République démocratique du Congo.
Selon le Département zambien de l’Immigration, cette offensive a mobilisé plusieurs unités de police, concentrées sur les quartiers périphériques et résidentiels tels que Hill Crest, Mitengo, Kawama, Kansenshi et Dola Hill.
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Sur les 170 individus interpellés, les Congolais ont été les plus touchés. Le processus de filtrage, strictement appliqué, a conduit à l’expulsion immédiate de 36 Congolais, dont 26 mineurs non documentés, reconduits à la frontière via le poste de Sakania.
Parallèlement, 15 réfugiés en situation de vagabondage urbain ont été relocalisés vers le camp de Meheba, tandis que cinq autres étrangers demeurent en détention en attendant les conclusions des enquêtes judiciaires en cours.
L’opération a également concerné des anciens étudiants congolais, dont les titres de séjour étaient expirés après la fin de leurs études. Ces derniers ont reçu une injonction de quitter le territoire sans délai.
Le Département de l’Immigration a réaffirmé sa position : la conformité aux lois migratoires zambiennes est impérative. Pour les autorités de Lusaka, cette fermeté vise à décourager toute tentative de séjour illégal, alors que la pression migratoire régionale demeure un défi sécuritaire majeur.

