Le gouvernement nigérian tire la sonnette d’alarme face à une vague inquiétante de recrutements illégaux de ses citoyens, envoyés dans des zones de combat à l’étranger sous de faux prétextes. Les autorités dénoncent des promesses d’emplois civils qui se transforment en contrats militaires, mettant en danger la vie des travailleurs migrants.
Le ministère nigérian des Affaires étrangères a exprimé sa « vive inquiétude face à la hausse alarmante des cas de citoyens nigérians recrutés illégalement pour participer à des conflits armés ». Les recruteurs utilisent des promesses d’emplois bien rémunérés pour convaincre leurs victimes, qui se retrouvent ensuite contraintes de rejoindre des combats armés, souvent sous la pression physique ou administrative.
Selon les informations disponibles, plusieurs Nigérians se sont retrouvés sur le front en Ukraine, rejoignant une liste plus large de 1 436 combattants africains identifiés en novembre dernier par Kiev, originaires de 36 pays du continent.
Face à l’ampleur de la situation, plusieurs capitales africaines s’activent pour protéger leurs citoyens. Au Kenya, le ministre Musalia Mudavadi prévoit un déplacement à Moscou pour obtenir des solutions concrètes, tandis que le président sud-africain Cyril Ramaphosa a contacté Vladimir Poutine pour exiger le rapatriement de ses ressortissants.
Cette mobilisation régionale met en lumière un phénomène croissant de recrutement forcé, qui affecte désormais des familles jusqu’en Ouganda et au-delà, et qui suscite des inquiétudes sur la sécurité et la protection des migrants africains.
Le gouvernement nigérian exhorte ses citoyens à faire preuve de vigilance face aux offres d’emploi à l’étranger et à vérifier soigneusement les opportunités proposées, afin d’éviter que la quête d’une vie meilleure ne se transforme en tragédie sur les lignes de front.

