La capitale économique du Burundi a accueilli, du 18 au 19 février 2026 à Bujumbura, la 21ᵉ réunion des Coordonnateurs nationaux de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). Cette session stratégique était consacrée notamment à l’examen des rapports d’audit 2023 et 2024 ainsi qu’à la restructuration de l’organisation régionale.
Les travaux ont principalement porté sur l’analyse des rapports d’audit spéciaux et statutaires pour les exercices 2023 et 2024, l’examen de l’accréditation des ambassadeurs en tant que représentants permanents, l’étude de la création d’un Comité des représentants et l’analyse du rapport relatif à la restructuration de la CIRGL.
Lors de son intervention, le Secrétaire exécutif de la CIRGL, Dr Mubita Luwabelwa, a précisé que cette session fait suite à la directive du Comité inter-ministériel régional (RIMC) tenu à Kinshasa en novembre 2025.
Selon lui, l’objectif principal est l’examen approfondi des rapports statutaires et spéciaux préparés par les auditeurs des États membres.
« La transparence et la redevabilité sont essentielles pour garantir la crédibilité et l’efficacité de la CIRGL », a-t-il souligné.
Il estime que l’analyse de ces rapports contribuera au renforcement du contrôle interne et à la consolidation de l’intégrité institutionnelle.
Dr Luwabelwa a également insisté sur la nécessité de disposer d’outils actualisés de planification, de suivi et d’évaluation afin d’accompagner la mise en œuvre du Plan stratégique 2026–2030.
Le Secrétaire exécutif a informé les participants des efforts récents en matière de paix et de sécurité, notamment les mesures engagées pour opérationnaliser le mécanisme de supervision et de vérification du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo.
Prenant la parole, le Secrétaire permanent au ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et de la Coopération au développement du Burundi, Sophonie Nitunga, a réaffirmé l’engagement de son pays envers la vision et les objectifs de la CIRGL.
« La participation active des États membres témoigne de leur détermination à renforcer les mécanismes et l’efficacité de l’organisation », a-t-il déclaré.
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Il a appelé à un renforcement de la coordination, à une meilleure gestion financière, à l’amélioration des mécanismes de contrôle interne et à davantage de transparence afin de promouvoir la bonne gouvernance et la redevabilité.
Il a également insisté sur la nécessité de clarifier l’accréditation des ambassadeurs et d’accélérer la restructuration de l’organisation pour améliorer la prise de décision, moderniser les systèmes administratifs et restaurer la confiance des États membres ainsi que des partenaires.
Cette 21ᵉ réunion a connu la participation des représentants des États membres, notamment l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, le Congo, la République démocratique du Congo, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud, le Soudan, l’Ouganda, la Tanzanie et la Zambie.
Cette session intervient dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, mais aussi par une volonté affichée des États membres de renforcer les mécanismes institutionnels de coopération au sein de la CIRGL.

