Au moins 54 migrants ont trouvé la mort dimanche après le chavirage de leur embarcation de fortune au large du Yémen, alors qu’ils tentaient de rejoindre les côtes yéménites dans des conditions météorologiques difficiles.
Le drame a impliqué environ 150 passagers, et de nombreuses personnes restent portées disparues malgré le déploiement des équipes de secours dans le district d’Ahwar. Seules dix personnes ont été secourues pour l’instant : neuf Éthiopiens et un Yéménite, selon Abdul Qadir Bajameel, responsable des services sanitaires. Les sauveteurs et équipes médicales poursuivent leurs recherches dans l’espoir de retrouver d’autres survivants.
Lire aussi : Comores : 18 morts dans un naufrage, dont 15 Congolais fuyant la guerre dans l’Est
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappelle que le Yémen reste une zone de transit majeure pour les migrants clandestins venus d’Afrique, malgré l’instabilité régionale. Chaque année, des milliers de candidats à l’exil s’entassent sur des navires précaires pour franchir le détroit de Bab el-Mandeb, voie maritime dangereuse séparant la Corne de l’Afrique de la péninsule Arabique.
Cette zone de la mer d’Arabie est décrite par l’OIM comme « l’une des routes de migration mixtes les plus fréquentées et les plus périlleuses au monde ».
En quête d’un avenir économique en Arabie saoudite ou dans les pays du Golfe, plus de 60.000 migrants ont pris ce risque l’année dernière, bravant naufrages et réseaux de passeurs.
Ce nouveau drame illustre une fois de plus l’extrême dangerosité de cette route orientale, où le bilan humain reste souvent dramatique et provisoire.
