Face à la persistance du racisme contemporain, les Nations Unies misent sur le devoir de mémoire. Une exposition majeure, inaugurée au siège de l’ONU à New York, revient sur un chapitre méconnu de l’histoire coloniale : la traite des esclaves africains au Canada.
Intitulée « Une histoire exposée », l’installation ne se limite pas à une simple chronologie des faits. Elle met en lumière des récits de résistance et de résilience longtemps passés sous silence par l’historiographie classique. L’objectif : comprendre les racines historiques des discriminations actuelles pour mieux les éradiquer.
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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé l’urgence de cette démarche lors de l’inauguration.
« Des expositions comme celle-ci nous incitent à nous souvenir, à nous informer et à veiller à ce que l’héritage de l’esclavage ne détermine jamais l’avenir de nos sociétés. Ensemble, nous devons affronter le passé afin de bâtir un monde fondé sur les droits de la personne, l’inclusion et la dignité pour toutes et tous. »
L’exposition, visible jusqu’au 20 avril 2026, est le fruit d’un partenariat entre le Programme de communication des Nations Unies sur la traite transatlantique et plusieurs institutions canadiennes. Elle s’articule autour de figures emblématiques de la résistance, telles que Marie-Josèphe Angélique, dont le destin tragique et le combat symbolisent la lutte contre l’oppression systémique.
Selon l’ONU, cette initiative s’inscrit dans un programme plus large au Palais des Nations, où la question de la redevabilité et de la justice sociale est centrale. D’autres sections du siège mettent ainsi en avant la justice pour les survivants de violences sexuelles en zones de conflit, renforçant le rôle de l’ONU comme rempart contre l’impunité et les violations des droits humains.
Gratuite et ouverte au public, l’exposition rappelle que l’éducation reste l’outil le plus puissant pour que les erreurs du passé ne dictent plus les structures sociales de demain.
