Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) appelle toutes les parties impliquées dans les processus de paix de Washington et de Doha à respecter leurs engagements et à privilégier une solution politique et pacifique à la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration conjointe, les membres du GCI, à savoir l’Allemagne, la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse et l’Union européenne, encouragent les parties à agir de bonne foi et à remplir sans délai leurs obligations dans le cadre des accords de paix.
Le groupe, actuellement présidé par la France, réaffirme également son soutien aux efforts de médiation, notamment ceux de l’Union africaine, conduits sous le leadership du président du Conseil de la République togolaise. Il salue par ailleurs la récente visite des co-facilitateurs dans la région et insiste sur l’importance du leadership régional dans la recherche d’une solution durable.
Le GCI rejette le recours à la violence pour atteindre des objectifs politiques
Évoquant les récents développements politiques et sécuritaires en RDC, le GCI salue la déclaration du 19 octobre publiée par le président de la Commission de l’Union africaine, qui appelait toutes les parties à faire preuve de retenue.
Il rejette catégoriquement la poursuite d’objectifs politiques par la violence, une démarche qu’il associe notamment au Front pour la refondation de la nation (FRN), récemment créé.
Le groupe rappelle la nécessité de respecter l’État de droit et la Constitution congolaise. Il réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC.
Il souligne également l’importance d’un dialogue intercongolais pacifique et inclusif, impliquant les principales parties prenantes, estimant que les divergences politiques et les revendications ne peuvent être résolues par des moyens militaires.
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Le GCI insiste, en outre, sur la protection des droits fondamentaux et le respect de l’État de droit, qu’il considère comme essentiels pour permettre aux partis politiques et aux organisations de la société civile d’exercer librement leurs activités.
Préoccupation face à la poursuite des combats dans l’Est
Le GCI exprime sa profonde préoccupation face à la persistance des affrontements armés dans l’est de la RDC et déplore les souffrances infligées aux populations civiles.
Il exhorte toutes les parties à respecter les engagements pris à Doha le 19 juillet 2025, notamment celui relatif à l’observation du cessez-le-feu. Le groupe met également en garde contre l’utilisation croissante des drones, dont les conséquences sur les civils et les travailleurs humanitaires sont jugées graves.
S’agissant de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, le GCI rappelle les obligations qu’elle impose aux parties, notamment le retrait immédiat et sans condition des forces de défense rwandaises du territoire congolais, ainsi que la cessation de leur soutien au M23.
La résolution appelle également au démantèlement des administrations parallèles illégitimes établies sur le territoire de la RDC et à la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Sur ce dernier point, le GCI rappelle sa déclaration du mois d’août, dans laquelle il avait pris note du plan présenté par le gouvernement congolais. Il encourage Kinshasa à soumettre un plan d’action clair, assorti d’un calendrier précis, pour mettre rapidement en œuvre le protocole de désarmement, de démobilisation et de réintégration des membres des FDLR.
Enfin, face à l’aggravation des besoins humanitaires et à l’épidémie d’Ebola, le groupe appelle toutes les parties et les groupes armés à respecter le droit international humanitaire. Il insiste sur la nécessité de garantir aux acteurs humanitaires un accès total, sûr et sans entrave aux populations dans le besoin.
Jean-Luc M.
