Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, accuse son homologue rwandais, Paul Kagame, d’avoir exercé des pressions sur un chef d’État africain qui se serait déclaré disposé à accueillir des membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur son territoire.
Le chef de l’État congolais a formulé ces accusations lors d’un échange avec la diaspora congolaise en Russie. Il a expliqué que, à la suite d’une demande insistante des États-Unis, Kinshasa avait commencé à regrouper des combattants des FDLR à Kitona, dans la province du Kongo Central, en attendant leur transfert vers des pays d’accueil ou leur retour volontaire au Rwanda.
Selon Félix Tshisekedi, Paul Kagame aurait alors menacé le dirigeant africain qui avait accepté d’accueillir ces personnes, lui demandant de ne pas s’impliquer dans cette démarche.
« J’avais dit aux Américains que tel pays était prêt à accueillir ces gens. Nous voulions simplement terminer de les regrouper, les éloigner des zones proches du Rwanda et les envoyer là-bas. Le président rwandais a appris cette nouvelle et est allé voir ce chef d’État. Il lui a dit de ne plus entrer dans cette histoire et que, s’il m’impliquait, il le considérerait comme quelqu’un qui avait pris position », a déclaré le président congolais.
Au cours de cette même intervention, Félix Tshisekedi s’en est également pris à son prédécesseur, Joseph Kabila, qu’il accuse d’avoir fragilisé le système de sécurité et de défense du pays. Il l’a notamment mis en cause au sujet de la présence présumée des ADF et des combattants du groupe burundais Red Tabara à Minembwe, dans les hauts plateaux du Sud-Kivu.
Le président congolais a évoqué les violences subies par les Banyamulenge et contesté les accusations portées contre les Wazalendo dans certains cas. Il a notamment affirmé que des combattants de Red Tabara, qu’il décrit comme un groupe armé tutsi burundais soutenu par le Rwanda, seraient responsables de certaines exactions. Ces affirmations ont été formulées par le chef de l’État au cours de cet échange.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi a qualifié la question des FDLR de « prétexte » utilisé par le Rwanda, estimant que les combattants de ce mouvement sont aujourd’hui vieillissants.
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Ces déclarations interviennent alors que les efforts de paix se poursuivent dans l’est de la RDC. Le mercredi 28 octobre 2026, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a annoncé le rapatriement volontaire de 42 personnes vers le Rwanda. Parmi elles figuraient dix membres des FDLR, huit membres de groupes armés associés et 24 personnes à leur charge.
