L’Assemblée nationale du Burundi a adopté à l’unanimité, ce mercredi 14 janvier 2026, le projet de loi portant ratification de l’accord de coopération dans le domaine de l’énergie entre la République du Burundi et le Royaume du Maroc. Cet accord avait été signé le 12 mai 2025 à Rabat.
L’adoption est intervenue à l’issue d’une séance plénière tenue à l’hémicycle de Kigobe, consacrée à l’analyse et à l’examen du texte de loi autorisant la ratification de cet accord bilatéral stratégique.
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Invité à défendre le projet devant les députés, le ministre burundais des Ressources minières, de l’Énergie et de l’Industrie, Dr Hassan Kibeya, a expliqué que cet accord s’inscrit dans la volonté des deux pays de renforcer un partenariat stratégique fondé sur le respect mutuel, la solidarité et le développement partagé.
Selon le ministre, le secteur de l’énergie constitue un levier essentiel du développement du Burundi. Il a souligné que le Royaume du Maroc dispose d’une avance notable en matière de sources énergétiques, ce qui permettra au Burundi de bénéficier d’un important transfert d’expertise.
Dr Hassan Kibeya a indiqué que la coopération prévoit notamment des échanges d’expériences, un appui à l’élaboration de stratégies nationales, ainsi que le développement de projets communs dans des domaines clés du secteur énergétique.
Pour le gouvernement burundais, cet accord joue un rôle déterminant dans le développement du secteur de l’énergie et s’inscrit dans un cadre plus large de coopération économique et sociale, au bénéfice des deux États.
Le ministre a également rappelé que cet accord contribue directement à la mise en œuvre de la Vision nationale “Burundi, pays émergent en 2040 et développé en 2060”, soulignant qu’« il n’y a pas de développement sans énergie ».
Il a précisé que le cinquième pilier de cette Vision met l’accent sur le renforcement de partenariats fructueux, d’où la nécessité pour le Burundi de coopérer avec d’autres pays afin d’accélérer son développement.
S’agissant des domaines couverts, la coopération portera principalement sur le transfert d’expertise, l’appui à l’élaboration des politiques énergétiques et le développement de projets dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de l’électricité.
Le ministre a également annoncé que l’accord prévoit la formation des techniciens de la REGIDESO, ainsi qu’un appui à l’élaboration d’une stratégie nationale d’accès universel à l’énergie, visant à garantir l’accès à l’électricité pour l’ensemble des citoyens burundais.
Un comité mixte a déjà été mis en place afin d’assurer la mise en œuvre effective de ce partenariat bilatéral.

