La Türkiye a exhorté la communauté internationale à privilégier un processus de paix strictement souverain pour mettre fin au conflit qui ravage le Soudan, lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la situation dans ce pays. Ankara dénonce les ingérences étrangères qu’elle considère comme un facteur majeur d’instabilité et appelle à une solution « 100 % soudanaise ».
S’exprimant mercredi dernier devant le Conseil, l’ambassadeur turc Ahmet Yildiz a dressé un tableau préoccupant de la situation sécuritaire et humanitaire. Il a estimé que la clé d’une stabilité durable réside dans un dialogue inclusif, piloté et dirigé par les Soudanais eux-mêmes, à l’abri des influences extérieures.
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Réaffirmant l’attachement d’Ankara à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan, le diplomate a insisté sur le fait que la souveraineté nationale constitue la pierre angulaire de la sécurité régionale. Selon lui, les ingérences étrangères prolongent les hostilités et accentuent les risques de contagion, le conflit menaçant de déstabiliser les pays voisins.
Pour la Türkiye, la diplomatie demeure l’unique issue viable à la crise. Ahmet Yildiz a appelé à transformer les efforts internationaux en une feuille de route concrète articulée autour de trois piliers. Il s’agit de l’instauration d’un cessez-le-feu permanent, le lancement d’un processus politique global et la la mise en place d’un mécanisme de reddition des comptes afin de garantir la justice.
Tout en rappelant l’engagement humanitaire continu de son pays sur le terrain, l’ambassadeur a exhorté le Conseil de sécurité à faire de l’aide d’urgence sa priorité absolue et à faciliter une médiation respectueuse de la volonté du peuple soudanais.
Joseph Aciza

