La capitale malienne, Bamako, traverse une crise énergétique majeure, où la priorité accordée aux centrales électriques laisse les usagers et les stations-service à sec, paralysant transports et activités économiques.
Selon l’AFP, la pénurie de diesel s’explique par un arbitrage strict : les stocks disponibles sont envoyés en priorité à la compagnie nationale Energie du Mali (EDM) pour limiter les coupures de courant, aggravées par une canicule persistante. Conséquence : les véhicules particuliers et transports publics peinent à se ravitailler.
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Cette crise est renforcée par l’insécurité sur les axes d’approvisionnement. Depuis septembre, les camions-citernes sont régulièrement attaqués par des groupes terroristes liés à Al-Qaïda, qui imposent des blocus et ciblent les chauffeurs, paralysant l’acheminement du carburant dans tout le pays.
Sur le terrain, les impacts sont immédiats. Plus d’une centaine de véhicules de transport public immobilisés, arrêt des camions de sable et de gravier, bloquant les chantiers de la capitale, des files d’attente interminables devant les rares stations encore approvisionnées.
Malgré une amélioration temporaire fin 2025, la combinaison de la pression sécuritaire et des contraintes climatiques replonge Bamako dans une instabilité logistique profonde, mettant à rude épreuve les habitants et l’économie locale.
