Le président ougandais Yoweri Museveni a minimisé les préoccupations liées à la hausse du prix du carburant, appelant les automobilistes à réduire leurs déplacements s’ils ne peuvent en assumer le coût.
S’exprimant le 23 avril 2026 lors du sommet « Africa We Build 2026 » à Nairobi, le chef de l’État a affirmé que la priorité économique de son pays ne concerne pas l’essence destinée aux véhicules privés, mais le kérosène, essentiel au transport aérien et aux exportations.
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« Si le carburant coûte cher, restez chez vous », a-t-il déclaré, assumant une position axée sur les impératifs macroéconomiques.
Dans cette logique, il a annoncé des discussions avec le président kenyan William Ruto en vue d’harmoniser la gestion de l’oléoduc régional afin de stabiliser l’approvisionnement.
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Cette déclaration intervient dans un contexte de forte inflation en Afrique de l’Est. Si l’Ouganda et la Tanzanie maintiennent des prix relativement stables, le Kenya connaît une flambée, avec un litre d’essence dépassant 206 shillings.
La position de Museveni met en lumière le décalage croissant entre les politiques économiques nationales et les réalités sociales des populations.
Joseph Aciza
