Plusieurs décès sont enregistrés chaque semaine dans les camps de réfugiés congolais au Burundi, selon un bilan jugé alarmant publié par le Consortium International pour les Droits Humains au Congo.
Dans une correspondance rendue publique sur le réseau social X et consultée par la rédaction de La Prunelle RDC ce mardi 21 avril 2026, cette organisation indique qu’environ 105 décès ont été recensés en l’espace de deux semaines dans différents sites accueillant des réfugiés congolais. Ces décès seraient principalement liés au manque d’assistance médicale et humanitaire.
ARVE error: No attachment with ID 152021
Lire aussi : RDC : plus de 33.000 réfugiés de retour du Burundi, le HCR appelle à une aide d’urgence
Le consortium précise qu’au moins 50 décès confirmés sont directement associés à des maladies telles que le choléra, l’anémie ou à des complications médicales non prises en charge. Il souligne également que, dans certains camps fortement surpeuplés, plus de 300 décès ont été signalés en quelques semaines, en lien avec les maladies, la malnutrition et l’insuffisance des soins.
Sur le terrain, les témoignages des réfugiés décrivent des conditions de vie particulièrement difficiles. Pascal Majaliwa, réfugié au camp de transit de Cishemere, en commune de Cibitoke, évoque un manque criant d’assistance depuis leur arrivée en décembre 2025.
« Nous sommes arrivés dans le camp depuis le mois de décembre et nous sommes restés sans assistance. Ce n’est qu’après que nous avons reçu un kilogramme de riz et de haricots pour une semaine. Ensuite, ils ont décidé de cuire les aliments et de nous les distribuer déjà préparés, malgré les contestations. Nous mangeons une seule fois par jour, souvent tard, et les gens se bousculent pour ne pas manquer de nourriture », témoigne-t-il.
Ce dernier dénonce également la confiscation de documents officiels par les autorités en charge de l’enregistrement.
« Nous qui sommes dans le camp de transit de Cishemere avons été privés de nos cartes d’électeur à la frontière par des agents de l’ONPRA. Ils nous avaient promis de nous les remettre après l’enregistrement, mais jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été fait. Nous voulons rentrer au pays, mais sans ces cartes, cela devient difficile. Nous demandons un plaidoyer auprès des autorités pour leur restitution », ajoute-t-il.
Lire aussi : Sud-Kivu : la frontière de Kavimvira rouverte après plus de deux mois de fermeture
Face à ces conditions précaires, certains réfugiés quittent les camps pour rejoindre les quartiers environnants, malgré l’absence de moyens de subsistance, afin de tenter de survivre.
Cette situation intervient alors que le gouvernement burundais, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a annoncé dans une circulaire le lancement, dès le 23 avril 2026, du processus de retour volontaire des réfugiés congolais vers la RDC, malgré la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays.
