Environ 5,83 millions de personnes, soit 52 % de la population haïtienne, sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë sévère (phase 3 ou plus) entre mars et juin 2026, selon les résultats du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire.
Parmi ces personnes, près de 1,9 million se trouvent en phase 4 (urgence), caractérisée par de graves pénuries alimentaires et des niveaux élevés de malnutrition aiguë.
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Dans son analyse, l’IPC note une légère amélioration par rapport à septembre 2025, où environ 5,91 millions de personnes étaient touchées. Toutefois, cette évolution reste marginale.
« Bien que la situation représente une légère amélioration par rapport à l’analyse précédente de septembre 2025, ces améliorations localisées n’ont que peu d’incidence sur la tendance générale de l’insécurité alimentaire aiguë en Haïti », précise le rapport.
Selon le Cadre IPC, cette crise est principalement alimentée par la violence armée persistante, qui perturbe fortement l’économie, le transport des marchandises et la liberté de circulation des populations.
L’analyse souligne également que Haïti subit les répercussions de facteurs externes, notamment le conflit au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d’Ormuz, qui entraînent une hausse des prix du carburant, des denrées alimentaires et des coûts de transport.
À ces difficultés s’ajoutent les conséquences de l’ouragan Melissa, qui a frappé le pays en octobre 2025, provoquant pluies torrentielles, inondations, glissements de terrain et destructions dans les régions du Grand Sud, de l’Ouest et du Sud-Est.
Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé appelle à un élargissement de l’accès humanitaire afin de permettre aux populations affectées de bénéficier en toute sécurité d’une assistance nutritionnelle et de soins médicaux vitaux.
