Le gouvernement zambien a annoncé avoir récupéré la dépouille de l’ancien président Edgar Lungu, décédé en Afrique du Sud le 5 juin 2025 à l’âge de 68 ans, marquant une nouvelle étape dans le différend qui l’oppose à la famille du défunt.
Dans un communiqué signé par le procureur général, les autorités indiquent avoir pris possession du corps à la suite d’une ordonnance d’un tribunal sud-africain exigeant sa restitution. Jusqu’alors conservée dans une maison funéraire de Pretoria, la dépouille a été transférée vers un établissement sécurisé, en attendant son rapatriement.
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Cependant, la famille conteste cette décision, évoquant une autre ordonnance judiciaire urgente exigeant le maintien du corps dans son lieu de conservation initial.
Depuis le décès de l’ancien chef de l’État, le lieu de sa sépulture fait l’objet d’un conflit persistant entre les autorités et ses proches.
Le gouvernement souhaite organiser des funérailles nationales dans un cimetière réservé aux dirigeants, tandis que la famille s’y oppose, affirmant que Edgar Lungu ne souhaitait pas que son successeur, le président Hakainde Hichilema, préside ses obsèques.
Ce différend s’inscrit dans un contexte de rivalités anciennes entre les deux hommes. En 2017, Hichilema avait été emprisonné pendant quatre mois pour trahison sous la présidence de Lungu, une affaire qui avait suscité une vive réaction internationale. En 2021, après sa défaite électorale, Lungu avait dénoncé un harcèlement policier, évoquant une assignation à résidence déguisée.
Alors que les décisions judiciaires restent à clarifier, ce dossier relance le débat sur la réconciliation nationale en Zambie, entre respect des volontés du défunt et exigences du protocole d’État.
