La communauté musulmane de Goma a célébré ce mercredi 27 mai 2026 la fête de l’Aïd El Adha, communément appelée Tabaski, dans un contexte marqué à la fois par les difficultés économiques et les mesures sanitaires imposées face à la menace de la maladie à virus Ebola.
Cette célébration religieuse s’est déroulée dans une atmosphère inhabituelle dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, où les autorités urbaines ont annulé la grande prière collective initialement prévue au stade de l’Unité afin de limiter les risques de propagation du virus.
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La mairie de Goma, sous administration AFC-M23, avait annoncé cette décision dans le cadre du renforcement des mesures de prévention contre Ebola, alors que des cas liés à l’épidémie ont déjà été signalés dans l’Est de la République démocratique du Congo.
En conséquence, les fidèles musulmans ont été contraints de célébrer la prière de l’Aïd dans différentes mosquées de la ville, en groupes réduits et sous surveillance sanitaire.
Au-delà de l’alerte sanitaire, cette fête s’est également déroulée dans un climat économique particulièrement difficile pour de nombreuses familles.
La fermeture de plusieurs banques et les difficultés d’accès aux liquidités ont fortement affecté le quotidien des habitants, dans une ville déjà confrontée au chômage, à la précarité et aux conséquences de la crise sécuritaire persistante.
Malgré ces difficultés, les fidèles ont tenu à maintenir cette célébration religieuse considérée comme l’une des plus importantes dans l’islam.
« Beaucoup de fidèles n’ont pas pu vivre cette fête dans les conditions habituelles de joie et de partage. Néanmoins, malgré ces épreuves, nous avons tenu quand même à célébrer cette fête dans la soumission à Allah, la foi, le partage ainsi que l’espérance de jours meilleurs », témoigne Grâce Omari.
Selon lui, la célébration de cette année a été marquée par plus de sobriété et de prudence.
« Nous avions été contraints de prier dans différentes mosquées, en nombre réduit, dans le respect des mesures de prévention », explique-t-il.
Dans plusieurs mosquées de Goma, notamment dans les quartiers Les Volcans, Katindo et Nyarubande, les fidèles ont observé les mesures barrières mises en place pour limiter les risques de contamination.
Cette célébration sous restrictions sanitaires illustre le contexte particulier que traverse actuellement la ville de Goma, entre crise économique, tensions sécuritaires et menace sanitaire liée à Ebola.
Malgré cela, la communauté musulmane a tenu à préserver l’esprit de solidarité, de foi et de partage qui caractérise traditionnellement la fête de l’Aïd El Adha.
