L’Assemblée nationale du Sénégal a entamé, lundi 29 juin 2026, l’examen d’un projet de réforme constitutionnelle qui met en lumière les divergences politiques entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko. Porté par la majorité du parti Pastef, le texte prévoit une réorganisation des équilibres institutionnels entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.
Adoptée en commission quelques jours plus tôt, la proposition est examinée dans un contexte où le Pastef dispose d’une large majorité parlementaire, avec 130 sièges sur les 165 que compte l’Assemblée nationale. Ses promoteurs présentent cette réforme comme une étape visant à renforcer les contre-pouvoirs et à moderniser les institutions du pays.
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Selon la Télévision nationale sénégalaise, le projet prévoit notamment d’interdire au président de la République de diriger un parti politique ou une coalition durant son mandat, afin de garantir la neutralité de la fonction présidentielle.
Le texte propose également de redéfinir les rapports entre le président de la République et le Premier ministre. Le programme de gouvernement devrait désormais être élaboré conjointement par les deux responsables de l’exécutif, tandis que le chef du gouvernement verrait ses compétences renforcées, notamment en matière de nominations aux emplois civils.
La réforme entend aussi accroître les prérogatives de l’Assemblée nationale. Les députés disposeraient de pouvoirs d’enquête élargis leur permettant d’auditionner toute personne jugée utile, y compris des magistrats. Le gouvernement serait par ailleurs tenu d’informer systématiquement le Parlement des conventions d’investissement relatives aux ressources naturelles, dans un objectif de transparence et de renforcement du contrôle de l’action publique.
L’examen de ce texte intervient dans un climat politique tendu. Les relations entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko se sont détériorées depuis le limogeage de ce dernier de ses fonctions de Premier ministre le 22 mai 2026, avant son élection, quatre jours plus tard, à la présidence de l’Assemblée nationale.
Alors que les initiateurs du projet défendent une réforme destinée à consolider la démocratie sénégalaise, le gouvernement s’y oppose. L’exécutif estime que cette initiative a été engagée sans concertation suffisante avec les autres acteurs politiques. Plusieurs voix au sein de l’opposition et de la société civile s’interrogent également sur les conséquences de cette réforme pour l’équilibre du régime présidentiel sénégalais.
Ouverte lundi à 10 heures GMT, la séance parlementaire s’annonce déterminante pour l’avenir institutionnel du Sénégal et pourrait marquer une nouvelle étape dans les tensions qui opposent désormais le Palais présidentiel à la majorité parlementaire.
Je peux également produire une version plus analytique, avec davantage de contexte politique sur la rupture entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko et les enjeux de cette réforme constitutionnelle.
