À l’occasion de la Journée internationale du Reggae célébrée ce 1er juillet, les artistes de Goma ont réaffirmé leur engagement à promouvoir la paix, l’unité et la cohésion sociale à travers ce genre musical emblématique, tout en dénonçant le manque de reconnaissance dont ils font face au niveau local.
Instituée en 1994 par la Jamaïcaine Andrea Davis, cette journée rend hommage au reggae, un style musical profondément enraciné dans la culture rastafari et historiquement associé à la lutte contre l’oppression. À Goma, cette célébration prend une dimension particulière dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, où de nombreux jeunes artistes utilisent le reggae comme un outil d’expression et de sensibilisation.
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Rencontré par La Prunelle RDC, l’artiste reggaeman John Wanza explique le rôle que joue cette musique dans son engagement artistique.
« En tant qu’artiste reggaeman, ma contribution est de porter un message de paix, d’amour et d’unité, dans l’esprit “peace and love”. Cette journée me rappelle que le reggae a existé, qu’il existe et qu’il existera toujours », affirme-t-il.
Malgré cet engagement, les artistes reggae de Goma font face à de nombreuses difficultés, notamment le manque de visibilité, l’absence de mécènes et les obstacles liés à l’organisation de spectacles.
« À Goma, le reggae n’est pas suffisamment mis en avant. C’est un style qui peut faire peur. Il est très difficile pour nous d’organiser des shows ; nous nous sentons parfois marginalisés. L’absence de producteurs et la situation sécuritaire compliquent davantage notre travail », déplore John Wanza.
Face à ces défis, l’artiste appelle à la solidarité au sein de la communauté musicale :« J’encourage tous les reggaemen à rester forts et unis. Le reggae est une musique de combat et d’amour. Personne ne peut l’arrêter », insiste-t-il.
Reconnu à l’échelle mondiale, le reggae a été inscrit en 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Une distinction qui, malgré les difficultés locales, continue d’inspirer les artistes de Goma à poursuivre leur engagement artistique au service de la paix et du vivre-ensemble.
