Le gouvernement burundais renforce l’encadrement administratif des étrangers vivant sur son territoire. À travers une ordonnance ministérielle conjointe, les autorités ont instauré une carte de résidence sécurisée obligatoire pour les étrangers séjournant au Burundi, y compris les détenteurs de l’autorisation spéciale de circulation de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL).
Cette mesure concerne notamment les ressortissants de la République démocratique du Congo, du Rwanda ainsi que ceux des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) qui résident au Burundi pendant une période prolongée.
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Selon l’ordonnance, tout étranger présent au Burundi durant plus de trois mois devra se faire enregistrer auprès du Commissariat général des migrations afin d’obtenir une carte de résidence biométrique. Le texte précise que cette obligation s’applique également aux bénéficiaires de l’autorisation spéciale de circulation CEPGL, un document qui facilite traditionnellement les déplacements entre les pays de la sous-région des Grands Lacs.
Les autorités burundaises indiquent que les ressortissants de la Communauté d’Afrique de l’Est pourront obtenir une carte de résidence valable six mois, tandis que les étudiants originaires de cet espace régional bénéficieront d’une validité d’un an. Les autres catégories d’étrangers pourront recevoir des cartes d’une durée de deux ou cinq ans selon leur statut de séjour.
Pour obtenir cette carte, les demandeurs devront présenter notamment un passeport ou un document de voyage valide, un visa en cours de validité ou une autorisation spéciale de circulation CEPGL, une photo passeport, une attestation de résidence ainsi qu’une preuve de paiement.
Les frais de délivrance sont fixés à 30 dollars américains pour une carte de six mois, 50 dollars pour une année, 100 dollars pour deux ans et 200 dollars pour cinq ans.
Le gouvernement burundais souligne que la carte sera dotée de caractéristiques biométriques et de mécanismes de sécurité destinés à prévenir les falsifications et les usages frauduleux.
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Cette réforme intervient dans un contexte de mobilité importante entre les pays de la région des Grands Lacs. Le Burundi accueille notamment des ressortissants congolais, rwandais et d’autres pays de l’Afrique de l’Est pour des raisons commerciales, professionnelles, académiques, familiales ou fuyant des affrontements dans l’Est de la RDC.
Les autorités préviennent enfin que le non-respect de cette obligation administrative pourra entraîner le retrait du visa ou du droit de séjour accordé à l’étranger concerné.
