Le Sénat du Zimbabwe a adopté, mercredi 24 juin 2026, une révision de la Constitution qui modifie plusieurs dispositions relatives à l’organisation des institutions du pays, notamment la durée du mandat présidentiel et le mode de désignation du chef de l’État.
Selon la présidente du Sénat, Mabel Chinomona, le texte a été adopté par 75 voix contre 4. Cette approbation intervient quelques jours après son adoption par la Chambre basse, où le projet avait également obtenu une large majorité, avec le soutien de plusieurs députés, y compris certains issus de l’opposition.
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Parmi les principales modifications introduites par cette réforme figure l’allongement de la durée du mandat présidentiel, qui passe de cinq à sept ans. Le mandat des députés est également porté à sept ans.
Le texte prévoit en outre une réforme du mode de désignation du président de la République. Si elle entre en vigueur, l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct sera remplacée par une désignation par les membres du Parlement.
Selon les autorités, ces réformes visent à renforcer la stabilité institutionnelle et le fonctionnement des institutions du pays.
En revanche, plusieurs partis d’opposition et acteurs de la société civile contestent cette révision constitutionnelle. Ils estiment qu’une réforme modifiant des dispositions aussi fondamentales de la Constitution devrait être soumise à un référendum populaire afin de recueillir l’avis des citoyens.
Le président Emmerson Mnangagwa, âgé de 83 ans, dirige le Zimbabwe depuis novembre 2017, à la suite de la destitution de Robert Mugabe, décédé en 2019. L’adoption de cette réforme pourrait lui permettre de demeurer à la tête du pays jusqu’en 2030, selon ses partisans, tandis que ses opposants dénoncent une concentration accrue du pouvoir.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par un débat national sur la gouvernance, les réformes institutionnelles et l’avenir démocratique du Zimbabwe.
