La 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, tenue à Busan, en République de Corée, s’est achevée le 28 juillet 2026 avec l’inscription de 25 nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial. Cette décision porte à 1 273 le nombre total de biens inscrits dans 173 pays, marquant une avancée significative en faveur d’une représentation plus équilibrée du patrimoine mondial.
Parmi les nouveaux sites inscrits figurent 19 biens culturels, 5 sites naturels et 1 site mixte. L’UNESCO souligne que cette session restera historique, notamment en raison de la première inscription de sites issus de trois pays africains : les Comores, São Tomé-et-Príncipe et le Soudan du Sud.
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L’inscription de ces trois États constitue une étape importante dans les efforts de l’UNESCO visant à mieux représenter les régions historiquement sous-représentées sur la Liste du patrimoine mondial.
Les Comores ont notamment célébré cette reconnaissance en présence de leur président, Azali Assoumani. Grâce à ces nouvelles inscriptions, le nombre d’États parties à la Convention du patrimoine mondial ne disposant d’aucun bien inscrit passe de 26 à 23.
L’UNESCO estime que cette évolution traduit son engagement en faveur d’une représentation plus équitable du patrimoine culturel et naturel à l’échelle mondiale.
Au cours de cette session, le Comité a également adopté des mesures d’urgence en faveur de plusieurs sites affectés par les conflits.
Le Paysage migratoire de Boma–Badingilo au Soudan du Sud, les Châteaux du mont Amel au Liban ainsi que Sebastia, en État de Palestine, ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril afin de bénéficier d’un accompagnement technique et financier renforcé.
À l’inverse, le Centre historique de Vienne, en Autriche, a été retiré de cette liste après l’amélioration de son état de conservation.
Les États membres de l’UNESCO ont également adopté à l’unanimité la Stratégie pour le patrimoine mondial des Petits États insulaires en développement (PEID) 2026-2034.
Dotée d’un budget de 13 millions de dollars américains, cette stratégie vise à renforcer la protection du patrimoine des États insulaires face aux effets du changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer, les phénomènes météorologiques extrêmes et l’érosion côtière.
Par ailleurs, l’inscription des Plages du Débarquement de Normandie sur la Liste du patrimoine mondial illustre la volonté de préserver les lieux de mémoire comme symboles de paix, de réconciliation et de transmission de l’histoire.
La prochaine session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO est prévue en 2027 à Istanbul, en Turquie.
