Le Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) a clôturé, le 29 juillet 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, sa 49ᵉ session ordinaire, au terme de deux jours de travaux consacrés aux principales priorités stratégiques, institutionnelles et financières de l’organisation continentale.
Réunissant les ministres des Affaires étrangères et les représentants des États membres, cette session a permis d’adopter plusieurs orientations visant à renforcer la gouvernance de l’Union africaine, à consolider son autonomie financière et à accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2063, le programme de développement à long terme du continent.
ARVE error: No attachment with ID 152021
Lire aussi : Sahel : l’Union africaine condamne les attaques meurtrières au Niger et au Mali
Selon le communiqué final, les participants ont examiné plusieurs dossiers relatifs à la gouvernance administrative et financière de l’organisation lors d’une séance à huis clos.
Les ministres se sont notamment penchés sur le rapport de la 52ᵉ session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP), ainsi que sur l’état d’avancement de l’Audit des compétences et de l’évaluation des qualifications (SACA), destiné à renforcer les performances de l’administration de l’Union africaine.
Le Conseil exécutif a également évalué les conclusions de la retraite de l’Union africaine consacrée aux engagements du continent au sein du G20, ainsi que le rapport d’étape sur la mise en œuvre de la thématique de l’année 2026, dédiée à l’eau et à l’assainissement durable.
Les ministres ont par ailleurs examiné les rapports d’étape présentés par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) et par l’Agence africaine des médicaments (AMA), deux institutions appelées à jouer un rôle majeur dans le renforcement des systèmes de santé sur le continent.
Ces échanges ont permis d’évaluer les progrès réalisés et les défis restant à relever dans les domaines de la santé publique et de la régulation des produits pharmaceutiques en Afrique.
Sur le plan financier, le Conseil exécutif a salué les efforts de plusieurs États membres pour renforcer l’autonomie budgétaire de l’Union africaine.
Le Burundi a été félicité pour la mise en œuvre effective du prélèvement de 0,2 % sur les importations éligibles, mécanisme destiné à financer les activités de l’organisation.
L’Angola, l’Éthiopie et le Kenya ont également été salués pour leur accession au statut de contributeurs de niveau 1, témoignant de leur engagement accru dans le financement des institutions de l’Union africaine.
La session a aussi entériné la nomination des membres du Conseil des vérificateurs externes de l’Union africaine (BoEAs), chargé du contrôle des finances de l’organisation.
Enfin, les participants ont préparé la huitième réunion de coordination entre l’Union africaine et les Communautés économiques régionales (CER), prévue le 4 octobre 2026 à El Alamein, en Égypte. Cette rencontre devra renforcer la coordination entre les institutions continentales et les organisations régionales afin d’accélérer l’intégration politique, économique et sociale du continent africain.
