Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné avec fermeté les attaques meurtrières survenues les 17 et 18 juillet 2026 au Niger et au Mali, réaffirmant la nécessité de renforcer la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel.
Dans un communiqué, le chef de la Commission de l’Union africaine a exprimé sa vive préoccupation face à la persistance des violences dans cette partie du continent, où les groupes armés continuent de représenter une menace pour la sécurité des États et des populations civiles.
ARVE error: No attachment with ID 152021
Lire aussi : EAS–UA : Évariste Ndayishimiye en visite au Sahel pour relancer le dialogue
Selon l’Union africaine, les violences ont notamment ciblé un détachement des Forces armées nigériennes le 17 juillet, sur l’axe Bankilaré-Téra, dans la région de Tillabéri, ainsi qu’un convoi des Forces armées maliennes, pris dans une embuscade le 18 juillet entre Anéfis et Gao.
Ces attaques ont fait plusieurs victimes parmi les militaires et de nombreux blessés, tout en aggravant la situation sécuritaire dans des zones déjà confrontées à une insécurité chronique.
Mahmoud Ali Youssouf a présenté ses condoléances aux gouvernements et aux peuples du Niger et du Mali, ainsi qu’aux familles des victimes.
Il a également adressé ses vœux de prompt rétablissement aux blessés et rendu hommage aux militaires tombés dans l’exercice de leur mission de protection de leurs pays.
Pour le président de la Commission, le terrorisme constitue une menace transfrontalière qui exige une réponse collective et coordonnée des États africains.
L’Union africaine appelle ainsi au renforcement de la coopération régionale, notamment à travers le partage des renseignements, le renforcement de la sécurité aux frontières, la coordination des opérations militaires, la lutte contre les réseaux de financement du terrorisme, le développement de la coopération judiciaire entre les États.
S’appuyant sur la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme ainsi que sur son Protocole de 2004, l’Union africaine exhorte la communauté internationale et les partenaires du continent à renforcer leur appui aux initiatives africaines de sécurité.
Lire aussi : Crise sécuritaire au Sahel : John Dramani Mahama échange avec António Guterres
L’organisation plaide en faveur d’un financement prévisible, durable et suffisant des mécanismes africains de lutte contre le terrorisme.
Enfin, Mahmoud Ali Youssouf a réaffirmé la disponibilité de l’Union africaine à accompagner les États du Sahel dans leurs efforts de stabilisation, dans le respect de leur souveraineté et de leurs priorités nationales, estimant que la sécurité du Sahel demeure indissociable de celle de l’ensemble du continent africain.
