Le Groupe A3 du Conseil de sécurité des Nations unies, composé de la République démocratique du Congo, de la Somalie et du Liberia, a réaffirmé son engagement en faveur d’une paix durable et d’une stabilisation menée par les autorités haïtiennes afin de contribuer à une sortie de la crise politique, sécuritaire et humanitaire que traverse Haïti.
S’exprimant au nom du Groupe A3 lors de la 10 198ᵉ séance du Conseil de sécurité consacrée à Haïti, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner, a salué les progrès enregistrés dans le processus de transition politique, tout en exprimant une profonde préoccupation face à la dégradation continue de la situation sécuritaire.
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« Les avancées relatives au cadre électoral, à la planification budgétaire du processus électoral et aux préparatifs conduits par le Conseil électoral provisoire témoignent d’une volonté de progresser vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel », a-t-elle déclaré.
Le Groupe A3 encourage les acteurs politiques et institutionnels haïtiens à préserver cette dynamique en privilégiant un dialogue inclusif, le consensus et l’appropriation nationale du processus de transition.
Renforcer les institutions et l’État de droit
Le Groupe A3 a également salué les initiatives engagées pour renforcer les institutions nationales, notamment la mise en place de mécanismes spécialisés dans la lutte contre les crimes graves, la corruption et les flux financiers illicites.
« Nous prenons également note des efforts engagés pour renforcer les institutions nationales, notamment à travers la mise en place de mécanismes spécialisés de lutte contre les crimes graves, la corruption et les flux financiers illicites. Le renforcement de l’État de droit et de la redevabilité demeure indispensable pour restaurer durablement la confiance de la population », a souligné Thérèse Kayikwamba Wagner.
Inquiétude face à la violence des gangs
Le Groupe A3 a dénoncé la poursuite des violences perpétrées par les gangs armés, qui continuent de provoquer des pertes en vies humaines, des déplacements massifs de populations et un affaiblissement de l’autorité de l’État.
Les trois pays africains ont appelé à une mobilisation accrue de la communauté internationale afin d’accompagner les autorités haïtiennes dans les efforts de rétablissement de la sécurité et de la stabilité.
Une crise humanitaire persistante
Le Groupe A3 s’est également inquiété de l’aggravation de la situation humanitaire en Haïti.
Selon les derniers résultats du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), environ 5,83 millions de personnes, soit 52 % de la population haïtienne, étaient confrontées à une insécurité alimentaire aiguë sévère (phase 3 ou plus) entre mars et juin 2026.
Parmi elles, près de 1,9 million de personnes se trouvaient en phase 4 (urgence), un niveau caractérisé par de graves pénuries alimentaires et des taux élevés de malnutrition aiguë, conséquence directe de la crise sécuritaire et politique qui secoue le pays.
Le Groupe A3 a ainsi réaffirmé son soutien aux efforts visant à restaurer la paix, renforcer les institutions haïtiennes et créer les conditions d’une stabilité durable au bénéfice de la population.
