Le gouvernement malgache a décrété le vendredi 24 juillet journée de deuil national, chômée et payée, en hommage aux victimes de la vague d’enlèvements et d’assassinats qui frappe le pays depuis le début du mois de juillet.
La décision a été prise par le Président de la Refondation, Michaël Randrianirina, dans la soirée du 22 juillet. À cette occasion, les drapeaux seront mis en berne sur l’ensemble du territoire afin d’honorer la mémoire des personnes décédées.
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Face à la multiplication des enlèvements d’enfants et d’adultes, les autorités malgaches ont renforcé les opérations de sécurité et les enquêtes judiciaires.
Lors d’une conférence de presse conjointe, le gouvernement a indiqué que 200 cas de disparitions avaient été enregistrés depuis le début de cette vague.
Selon les chiffres officiels, 175 personnes ont été retrouvées saines et sauves, 6 personnes ont été retrouvées mortes, notamment à Antananarivo et Fianarantsoa et 19 personnes restent activement recherchées.
La procureure générale près le Tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Rakotoniaina, a indiqué qu’une dizaine de dossiers importants, dont huit impliquant des mineurs, avaient été traités au cours du mois de juillet.
À l’issue des investigations, 16 personnes ont été déférées devant le parquet et 11 suspects ont été placés sous mandat de dépôt dans les maisons centrales d’Antanimora et de Tsiafahy.
Les autorités malgaches estiment que cette série d’enlèvements pourrait relever d’une entreprise de déstabilisation du pays.
Dans la décision présidentielle annonçant le deuil national, ces actes sont qualifiés de « terrorisme », les autorités considérant qu’ils visent à porter atteinte à l’État malgache.
Pour faire face à cette situation, le gouvernement a annoncé la création d’un centre opérationnel chargé de coordonner la lutte contre les enlèvements.
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Les autorités prévoient également la mise en place d’un système de récompenses financières destiné à encourager la population à fournir des informations susceptibles de faire avancer les enquêtes et de retrouver les personnes encore portées disparues.
Ces mesures interviennent alors que les enlèvements, initialement concentrés dans certains quartiers de la capitale, se sont progressivement étendus à d’autres régions de Madagascar, suscitant une vive inquiétude au sein de la population.
