La France a annoncé un renforcement de son dispositif de surveillance à la frontière avec l’Espagne, à la suite d’une nouvelle pression migratoire observée à Ceuta, enclave espagnole située sur la côte nord du Maroc. Cette décision intervient alors que les autorités espagnoles font face à un afflux de migrants et ont intensifié les mesures de sécurité ainsi que les opérations de retour en coopération avec le Maroc.
Selon les autorités françaises, le président Emmanuel Macron s’est entretenu avec le chef du gouvernement espagnol afin d’évaluer l’évolution de la situation et de réaffirmer le soutien de la France à l’Espagne. Paris indique être prêt à apporter son appui, notamment à travers les moyens de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex).
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D’après le gouvernement français, la coopération entre Madrid et Rabat a déjà permis le retour de plus de 40.000 personnes de Ceuta vers le territoire marocain. Les ministres de l’Intérieur des deux pays poursuivent leurs échanges afin d’assurer un suivi rapproché de la situation.
Sur le plan national, la France affirme avoir pris des mesures préventives afin d’anticiper d’éventuelles répercussions sur les mouvements migratoires.
Le gouvernement indique avoir déployé, si nécessaire, quatre unités de forces mobiles, ainsi que des moyens aériens et des drones pour renforcer la surveillance le long de la frontière franco-espagnole.
Selon Paris, ces mesures s’inscrivent dans la continuité des dispositifs mis en place depuis 2020 avec l’Espagne pour lutter contre l’immigration irrégulière, notamment à travers des brigades conjointes et des opérations communes de contrôle.
Cette annonce intervient alors que l’Union européenne poursuit la mise en œuvre du Pacte sur l’asile et la migration, destiné à améliorer la gestion des frontières extérieures, les procédures d’asile et les mécanismes de retour des migrants en situation irrégulière.
Les autorités françaises soulignent également qu’une baisse des flux migratoires irréguliers vers l’Union européenne a été observée au cours de l’année écoulée, notamment sur les routes de l’Atlantique et de la Méditerranée occidentale.
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À travers cette position, la France réaffirme sa volonté de privilégier une réponse coordonnée entre les États membres de l’Union européenne et les pays partenaires, en particulier le Maroc, afin de faire face aux défis migratoires dans la région de la Méditerranée occidentale.
