Cent vingt et un ressortissants congolais ont regagné la République démocratique du Congo, samedi 18 juillet, à bord d’un vol affrété par le gouvernement. L’appareil a atterri à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa, avec à son bord des femmes, des enfants et d’autres citoyens ayant sollicité un retour volontaire après les violences xénophobes survenues en Afrique du Sud.
Cette opération intervient plus de deux mois après les attaques enregistrées les 5 et 6 mai dans plusieurs localités sud-africaines, où des ressortissants étrangers, dont des Congolais, avaient été pris pour cible. Face à cette situation, plusieurs victimes avaient sollicité l’assistance des représentations diplomatiques de leurs pays afin d’être rapatriées.
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En réponse, l’ambassade de la République démocratique du Congo en Afrique du Sud avait renforcé son dispositif d’accompagnement en mettant en place des lignes d’urgence et en procédant au recensement des personnes désireuses de rentrer au pays. À Kinshasa, le gouvernement avait, de son côté, institué une cellule de crise chargée de coordonner l’ensemble du processus de rapatriement.
Selon les autorités congolaises, 260 demandes de rapatriement avaient été enregistrées et validées. À l’issue des différentes vérifications administratives, 121 personnes ont été retenues pour ce premier vol. Les autres candidats au retour devraient être pris en charge dans le cadre de prochaines opérations.
À leur arrivée à Kinshasa, les rapatriés ont été accueillis par la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, qui a assuré qu’un dispositif d’accompagnement sera mis en place afin de faciliter leur réinsertion et leur prise en charge.
Ce rapatriement intervient dans un contexte où les violences xénophobes demeurent récurrentes en Afrique du Sud. Depuis plusieurs années, des ressortissants étrangers y sont régulièrement victimes d’attaques dans certaines régions, sur fond de tensions liées à l’emploi, à la criminalité et aux difficultés socio-économiques.
Pour les autorités congolaises, cette première opération constitue une réponse aux préoccupations exprimées par une partie de la diaspora vivant en Afrique du Sud. Elle relance également le débat sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection et d’assistance des Congolais établis à l’étranger, au-delà des interventions d’urgence lors des périodes de crise.
