Au moins 33 civils ont été tués et 59 autres blessés samedi dans des attaques menées par des drones sur deux marchés de l’État du Kordofan-Ouest, selon des sources médicales locales.
Ces frappes surviennent dans le cadre de l’escalade du conflit entre l’armée régulière soudanaise et les forces paramilitaires opérant dans cette région stratégique du sud-ouest du pays.
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Les attaques ont ciblé les marchés d’Abou Zabad et de Wad Banda, touchant de plein fouet des civils qui faisaient leurs courses.
Un médecin de l’hôpital d’Abou Zabad, sous couvert d’anonymat, a précisé que plus d’une trentaine de blessés restent hospitalisés dans un état critique. Pour relayer ces informations, le personnel médical a dû utiliser une connexion Starlink, les réseaux traditionnels étant souvent coupés par le conflit.
Le Kordofan-Ouest est devenu l’un des principaux épicentres des affrontements violents opposant les forces armées soudanaises aux groupes paramilitaires. Cette zone, carrefour d’intérêts stratégiques, subit quotidiennement les conséquences d’une guerre qui a déjà fait des dizaines de milliers de victimes.
Au-delà du bilan humain immédiat, cette attaque s’inscrit dans un contexte humanitaire catastrophique. Avec plus de 11 millions de déplacés, les Nations unies considèrent le Soudan comme le théâtre de la pire crise humanitaire actuelle dans le monde, marquée par l’effondrement des infrastructures de santé et une insécurité alimentaire généralisée.
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Cette tragédie met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des civils pris au piège dans des conflits de plus en plus meurtriers et la difficulté pour les organisations humanitaires d’apporter une assistance sur le terrain.
