Face à l’intensification des frappes israélo-américaines en Iran, les autorités nigérianes ont activé une cellule de crise pour rapatrier leurs ressortissants. L’opération privilégie un corridor humanitaire via l’Arménie, afin d’assurer la sécurité des civils africains au cœur de l’escalade meurtrière du conflit au Moyen-Orient.
Dans un communiqué diffusé ce mardi, la Commission des Nigérians de la diaspora (NiDCOM) a tenu à rassurer l’opinion publique : aucune victime nigériane n’est à déplorer pour l’instant.
Sous la supervision de l’ambassade du Nigeria à Téhéran, les volontaires sont escortés jusqu’à la frontière arménienne, où des équipes logistiques sont mobilisées pour assurer leur prise en charge immédiate.
Bien que le nombre exact de ressortissants nigérians en Iran ou déjà exfiltrés demeure confidentiel, cette opération s’inscrit dans un rapatriement massif coordonné par plusieurs pays africains. Le pont aérien et terrestre vise à protéger les citoyens face à la détérioration sécuritaire en Iran.
La Tanzanie, par exemple, a déjà rapatrié ses premiers ressortissants depuis les Émirats arabes unis lundi dernier.
Selon les autorités locales iraniennes, les hostilités ont fait plus de 1.255 morts et près de 10.000 blessés.
Alors que certaines capitales africaines, comme Abuja et Dodoma, ont pris les devants, le silence persistant d’autres pays sur la situation de leurs ressortissants en Iran commence à susciter l’indignation. Entre contraintes logistiques et hésitations diplomatiques, des milliers d’étudiants et travailleurs migrants restent isolés au milieu du chaos, illustrant les disparités dans la gestion des crises consulaires sur le continent.
