La République démocratique du Congo (RDC) a appelé la communauté internationale à refonder la gouvernance mondiale des ressources naturelles afin de mieux prévenir les conflits liés à leur exploitation et de garantir une transition énergétique plus équitable. Ce plaidoyer a été porté par la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, à l’occasion de la présidence congolaise du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet.
Prenant la parole devant le Conseil, la cheffe de la diplomatie congolaise a défendu une approche reposant sur plusieurs principes, notamment le respect de la souveraineté des États, la transparence et la traçabilité des chaînes d’approvisionnement, la lutte contre l’impunité économique ainsi que la valorisation des ressources au bénéfice des communautés locales.
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À travers cette initiative, la RDC affirme vouloir faire des ressources naturelles un levier de paix durable, de développement et de prospérité partagée, plutôt qu’un facteur d’instabilité.
Selon Kinshasa, la mauvaise gouvernance des ressources stratégiques demeure l’une des principales causes des conflits dans plusieurs régions du monde, en particulier dans l’est de la RDC, où l’exploitation illicite des minerais continue d’alimenter les groupes armés et les réseaux criminels.
Les autorités congolaises estiment que les minerais utilisés dans les transitions numérique et énergétique ne devraient plus contribuer au financement des conflits, mais plutôt au développement des populations vivant dans les zones de production.
Pour concrétiser cette vision, la RDC propose la création d’un « Groupe des amis de la gouvernance des ressources naturelles ».
Cette plateforme réunirait des États, des institutions financières, des acteurs du secteur privé et des organisations de la société civile afin de promouvoir des pratiques responsables, d’améliorer la gouvernance des ressources et de renforcer le dialogue international sur cette question.
Dans son intervention, la ministre des Affaires étrangères a également insisté sur la nécessité de dépasser le modèle d’exportation des matières premières brutes.
La RDC plaide pour le développement de la transformation locale des ressources naturelles afin de permettre aux pays producteurs, notamment africains, de créer davantage de valeur ajoutée, de générer des emplois et de tirer un meilleur profit de leurs richesses.
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Pour Kinshasa, une transition énergétique mondiale ne peut être qualifiée d’équitable si les pays qui fournissent les minerais stratégiques continuent de subir les conséquences économiques et sécuritaires de leur exploitation sans en bénéficier pleinement.
