Le gouvernement rwandais a rejeté les récentes annonces de la République démocratique du Congo concernant le processus de désarmement des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), les qualifiant de « grosse manipulation ». Cette réaction intervient au lendemain de l’annonce par Kinshasa de la signature d’un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par ce groupe armé, dans le cadre de la mise en œuvre des accords de Washington.
Dans une déclaration, le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier J.P. Nduhungirehe, estime que les actions présentées par les autorités congolaises ne correspondent pas aux engagements prévus dans l’accord de paix conclu entre les deux pays.
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Selon Kigali, les mesures annoncées par Kinshasa ne constituent pas une neutralisation effective des FDLR, considérés par le Rwanda comme une menace pour sa sécurité.
Le gouvernement rwandais affirme que la RDC chercherait à donner l’impression de progresser dans l’exécution de ses engagements afin de satisfaire la communauté internationale, sans, selon lui, s’attaquer réellement aux éléments armés concernés.
Kinshasa maintient que le processus est en cours
De son côté, le gouvernement congolais affirme poursuivre la mise en œuvre des engagements contenus dans les accords de Washington.
Lors d’un briefing organisé mardi à Kinshasa, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a annoncé que les FDLR avaient signé un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation, conformément aux dispositions des accords et du Concept des opérations (CONOPS) qui les accompagne.
Les autorités congolaises soutiennent que la neutralisation des FDLR s’inscrit dans un mécanisme global prévoyant également le retrait des forces rwandaises du territoire congolais et le respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Cette nouvelle passe d’armes illustre les divergences qui persistent entre Kinshasa et Kigali quant à l’interprétation et à la mise en œuvre des engagements contenus dans les accords de Washington.
Si les deux gouvernements réaffirment leur volonté de poursuivre le processus de paix, ils continuent de diverger sur les modalités, le calendrier et les critères permettant de considérer les FDLR comme effectivement neutralisées.
Ces désaccords interviennent alors que la neutralisation des FDLR et le retrait des forces rwandaises figurent parmi les principaux engagements prévus dans les accords conclus sous la médiation des États-Unis.
La poursuite de ce processus dépendra notamment de la mise en œuvre des engagements par les deux parties ainsi que des mécanismes de suivi et de vérification prévus par les accords.
