Le gouvernement du Burundi a officiellement présenté, mercredi 6 mai 2026, une nouvelle plateforme digitale dédiée à l’état civil, destinée à produire des cartes nationales d’identité biométriques sécurisées.
Cette réforme, portée par le ministère burundais de l’Intérieur, vise à moderniser le système d’identification nationale et à faciliter la circulation des citoyens au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est.
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Selon les autorités burundaises, la future carte biométrique pourra servir de document de voyage dans les pays membres de l’EAC, permettant ainsi aux citoyens de voyager sans passeport dans la sous-région.
« Avec l’identité biométrique, il sera plus facile de circuler dans la sous-région. Le Burundi a signé des accords avec les pays voisins afin que sa population puisse voyager librement en utilisant cette carte », a déclaré Valentin Nahimana, Directeur général au ministère de l’Intérieur.
Au-delà de la mobilité régionale, cette réforme ambitionne également de sécuriser davantage les données d’identité des citoyens grâce à l’intégration d’éléments biométriques destinés à limiter les fraudes et les falsifications.
Le projet se trouve actuellement dans une phase expérimentale menée dans douze communes pilotes, notamment à Gitega, Kayanza et Muyinga.
Les autorités reconnaissent toutefois que plusieurs défis restent à relever avant un déploiement national complet, notamment l’adaptation du cadre juridique aux exigences du numérique, l’équipement des communes en matériel informatique moderne ainsi que la formation du personnel de l’état civil à l’utilisation des nouveaux outils numériques.
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Cette initiative s’inscrit dans la volonté du Burundi de moderniser ses services publics et de renforcer l’intégration régionale au sein de l’EAC.
