Chaque 26 juin, le monde célèbre la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. Cette journée commémore l’entrée en vigueur, en 1987, de la Convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1997 à travers la résolution 52/149, elle vise à sensibiliser la communauté internationale, à soutenir les survivants et à renforcer la lutte contre cette pratique interdite par le droit international.
Les Nations unies rappellent que la torture est prohibée par l’ensemble des instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains. Aucune circonstance exceptionnelle, qu’il s’agisse de la sécurité nationale, de la lutte contre le terrorisme, de la gestion des frontières ou de toute autre situation d’urgence, ne peut être invoquée pour la justifier. Lorsqu’elle est pratiquée de manière systématique ou généralisée, la torture constitue un crime contre l’humanité.
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Malgré cette interdiction absolue, cette pratique demeure une réalité dans plusieurs régions du monde. La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la torture, Alice Jill Edwards, s’est inquiétée de cette évolution.
« Le recours à la torture augmente dans le monde entier. De nombreux conflits actuels se caractérisent par la pratique généralisée et sans retenue de la torture et d’autres crimes de guerre similaires », a-t-elle déclaré.
Elle insiste sur le fait qu’aucune justification ne peut être avancée pour recourir à la torture.
« Il n’y a pas d’excuses pour la torture », affirme-t-elle.
Selon elle, la torture ne détruit pas uniquement la personne qui en est victime. Elle vise à briser sa personnalité, à nier sa dignité et ses conséquences se répercutent durablement sur les familles et les communautés, alimentant des cycles de violence qui peuvent perdurer pendant plusieurs générations.
À travers cette journée, les Nations unies rappellent que la lutte contre la torture constitue non seulement une obligation juridique pour les États, mais également un impératif moral pour l’ensemble de la communauté internationale. Elles appellent les gouvernements, les organisations et les citoyens à renforcer les actions de prévention, à soutenir les survivants et à veiller à ce que ce crime ne soit jamais toléré ni laissé impuni.
