Quelque 266 millions de personnes sont confrontées à la faim aiguë dans le monde, alors que la production alimentaire mondiale reste suffisante pour nourrir la population. La République démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays les plus affectés par cette crise, aggravée notamment par les conflits armés, les chocs climatiques et la hausse du coût de la vie.
Cette alerte a été lancée lundi 19 octobre 2026 à Rome, en Italie, lors de l’ouverture de la 54ᵉ session du Comité des Nations unies sur la sécurité alimentaire mondiale. À cette occasion, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à garantir le droit à l’alimentation pour tous.
Le responsable onusien a dénoncé le paradoxe d’un monde capable de produire suffisamment de nourriture, mais où des centaines de millions de personnes restent privées d’une alimentation adéquate.
Parmi les principaux facteurs de cette crise figurent les conflits armés, qui perturbent les activités agricoles et les circuits d’approvisionnement, les événements climatiques extrêmes et la hausse des prix, qui réduit le pouvoir d’achat des ménages les plus vulnérables.
La RDC confrontée aux conséquences des conflits
En République démocratique du Congo, l’insécurité alimentaire est particulièrement préoccupante dans les zones affectées par les violences, notamment dans l’est du pays.
Les déplacements massifs de populations, la perte des terres agricoles et la perturbation des activités économiques fragilisent les moyens de subsistance de nombreuses familles. Les difficultés d’accès humanitaire compliquent également l’acheminement de l’assistance vers les communautés les plus vulnérables.
Cette situation accentue les difficultés d’accès à la nourriture pour les populations déjà éprouvées par l’insécurité et la précarité économique.
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L’ONU dénonce les inégalités d’accès à l’alimentation
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a également dénoncé les défaillances politiques et les inégalités structurelles qui empêchent une partie de la population mondiale de se nourrir convenablement.
« Malgré une production globale suffisante, des politiques inadaptées, les conflits et les inégalités structurelles continuent de priver de manière inacceptable des millions de personnes de leur droit fondamental à l’alimentation », a-t-il déclaré.
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Pour les Nations unies, la lutte contre la faim ne dépend donc pas uniquement de la disponibilité des denrées alimentaires. Elle nécessite également de garantir leur accessibilité, de protéger les moyens de subsistance des populations et de faciliter l’acheminement de l’aide vers les zones en crise.
En RDC, l’amélioration durable de la sécurité alimentaire reste étroitement liée à la stabilisation des zones affectées par les conflits, à la relance des activités agricoles et à l’accès des populations aux ressources essentielles.
