À 44 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le Conseil de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), réuni à Vancouver, a entériné une série de décisions majeures mêlant enjeux financiers, disciplinaires et sociaux.
Portée par un succès commercial inédit, la FIFA a revu à la hausse l’enveloppe destinée aux 48 sélections qualifiées. Le montant global atteint désormais 871 millions de dollars, soit une augmentation de 15 %.
ARVE error: No attachment with ID 152021
Dans le détail :
- Chaque équipe percevra 2,5 millions USD (contre 1,5 million initialement prévu)
- Une prime de participation de 10 millions USD est accordée par nation
- 16 millions USD sont alloués aux frais de délégation et à l’augmentation des quotas de billets
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a salué cette performance financière.
« La FIFA affiche la situation financière la plus solide de son histoire. Nos ressources sont réinvesties directement dans le football. »
Par ailleurs, les revenus excédentaires seront redistribués aux 211 associations membres, dans une logique de développement global du football.
L’instance mondiale a également renforcé son arsenal disciplinaire afin de préserver l’image du jeu.
Deux nouveaux comportements seront désormais sanctionnés par une expulsion immédiate (carton rouge) :
- Quitter volontairement le terrain sans autorisation
- Se couvrir la bouche pour dissimuler des propos jugés insultants ou contester l’arbitrage de manière dissimulée
Ces mesures traduisent une volonté claire de la FIFA de renforcer la transparence et le respect sur les terrains.
Dans un registre plus inclusif, la FIFA a confirmé l’intégration de l’équipe des joueuses afghanes réfugiées dans ses compétitions officielles, en collaboration avec la Confédération asiatique de football (AFC).
Lire aussi : Coupe du monde 2026 : la FIFA dévoile ses arbitres africains, la RDC absente
Cette décision marque une avancée majeure pour les droits des athlètes en exil, en leur permettant de retrouver une reconnaissance sportive internationale malgré les contraintes politiques.
Entre puissance économique, durcissement réglementaire et engagement social, la FIFA imprime sa vision d’un football à la fois plus structuré, plus équitable et plus universel à l’approche du Mondial 2026.
Abdallah Mapenzi
