Le Sénégal traverse une nouvelle zone de turbulence politique après la démission du président de l’Assemblée nationale, officialisée dimanche 25 mai 2026, seulement deux jours après l’éviction du Premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye.
Selon des informations relayées par TRT Afrika, cette démission ouvre une nouvelle phase de confrontation politique au sommet de l’État et pourrait profondément modifier l’équilibre des institutions sénégalaises.
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Le départ du président de l’Assemblée nationale intervient dans un contexte de fortes tensions au sein du pouvoir, marqué par la rupture désormais assumée entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié politique Ousmane Sonko.
Grâce à la majorité détenue par le parti Pastef au Parlement, plusieurs observateurs estiment qu’Ousmane Sonko pourrait rapidement prendre le contrôle de l’Assemblée nationale et transformer cette institution en un véritable contre-pouvoir face à la présidence.
Les députés ont d’ailleurs été convoqués en séance plénière ce mardi pour examiner deux questions majeures : la réintégration d’Ousmane Sonko comme député ainsi que l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée nationale.
Cette évolution marque un tournant décisif dans les relations entre les deux hommes qui avaient pourtant incarné ensemble l’alternance politique lors des élections de 2024.
Longtemps considéré comme le principal mentor politique de Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko apparaît désormais comme son principal adversaire sur la scène institutionnelle.
Selon plusieurs analystes, les divergences entre les deux dirigeants se sont progressivement aggravées autour des questions de gouvernance, de leadership et de gestion des réformes promises pendant la campagne électorale.
Des proches de l’ancien Premier ministre reprochent notamment au président Faye un manque de soutien politique ainsi qu’une gestion jugée hésitante des grandes réformes annoncées après leur arrivée au pouvoir.
Ousmane Sonko critique également la lenteur des poursuites judiciaires visant les anciens responsables du régime précédent, ainsi que certaines orientations économiques adoptées par l’actuel chef de l’État pour redresser les finances publiques.
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Cette crise politique survient alors que le Sénégal fait déjà face à d’importants défis économiques, notamment une dette publique élevée et des attentes sociales importantes liées aux promesses de changement portées par le tandem Faye-Sonko lors de la présidentielle de 2024.
Pour plusieurs observateurs, la possibilité de voir Ousmane Sonko accéder à la présidence de l’Assemblée nationale pourrait ouvrir une période de cohabitation conflictuelle et compliquer sérieusement l’action du gouvernement.
La journée de mardi s’annonce ainsi déterminante pour l’avenir politique du Sénégal et pour la stabilité des institutions du pays.
