À l’occasion de la Journée mondiale contre la faim, célébrée chaque 15 juin, l’UNICEF a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur persistante de l’insécurité alimentaire dans le monde. L’organisation indique que plus de 811 millions de personnes souffrent encore de la faim, tandis que des millions d’enfants et de femmes enceintes ou allaitantes restent confrontés à différentes formes de malnutrition.
Instituée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette journée vise à sensibiliser la communauté internationale aux défis liés à la faim et à promouvoir le droit à une alimentation suffisante pour tous. Malgré les engagements pris dans le cadre des Objectifs de développement durable, l’accès à une nourriture adéquate demeure hors de portée pour des millions de personnes à travers le monde.
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Dans un rapport publié à cette occasion et consulté par la rédaction de La Prunelle RDC ce lundi 15 juin, l’UNICEF souligne que la situation nutritionnelle des enfants demeure particulièrement préoccupante.
Selon l’organisation, 35,5 millions d’enfants de moins de cinq ans ont souffert de malnutrition aiguë dans 23 pays en 2025. Parmi eux, près de 10 millions d’enfants étaient atteints de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus grave de cette pathologie, qui augmente considérablement le risque de décès.
L’UNICEF précise également que 9,2 millions de femmes enceintes et allaitantes ont été touchées par la malnutrition aiguë au cours de la même période, compromettant ainsi leur santé ainsi que celle de leurs enfants.
L’organisation identifie plusieurs facteurs à l’origine de cette crise alimentaire mondiale. Les conflits armés figurent parmi les principales causes de l’insécurité alimentaire. En perturbant l’accès aux terres agricoles, à l’eau, aux marchés et aux moyens de subsistance, les guerres accentuent la dépendance des populations à l’aide humanitaire et provoquent une flambée des prix des denrées alimentaires.
À cela s’ajoutent les crises économiques et la diminution des financements destinés à l’aide humanitaire. Selon le rapport, la multiplication des crises à travers le monde continue d’exercer une forte pression sur les systèmes de réponse nutritionnelle.
L’UNICEF note qu’en 2026, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont davantage perturbé les chaînes mondiales d’approvisionnement, exposant près de 45 millions de personnes supplémentaires au risque de faim.
Les changements climatiques constituent également un facteur aggravant majeur. L’organisation cite notamment le cas de l’Afghanistan, l’un des pays les plus vulnérables aux catastrophes climatiques, où les sécheresses et autres phénomènes extrêmes détruisent régulièrement les récoltes et accentuent l’insécurité alimentaire.
En 2025, près de 3,7 millions d’enfants afghans de moins de cinq ans souffraient de malnutrition, dont près d’un million de malnutrition aiguë sévère. Environ 1,2 million de femmes enceintes et allaitantes y étaient également affectées.
Face à cette situation, l’UNICEF affirme poursuivre ses interventions dans plus de 130 pays afin de garantir le droit à l’alimentation pour chaque enfant.
« Dans plus de 130 pays, les équipes de l’UNICEF mettent en place un éventail d’actions et de programmes pour garantir à chaque enfant le droit à l’alimentation », souligne l’organisation.
Ces interventions comprennent notamment la distribution d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi, la fourniture de vitamines et de micronutriments, le dépistage et la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition dans les centres de santé, le suivi nutritionnel des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que la surveillance de la croissance des nourrissons.
L’UNICEF appuie également des programmes de sensibilisation communautaire visant à prévenir la malnutrition et à améliorer les pratiques alimentaires au sein des ménages.
Au regard de l’ampleur de la crise alimentaire mondiale, l’organisation appelle les gouvernements à renforcer leurs engagements en faveur de la nutrition, en investissant davantage dans les services spécialisés, en facilitant l’accès à une alimentation saine et diversifiée et en soutenant les familles les plus vulnérables.
Pour l’UNICEF, ces mesures demeurent indispensables pour lutter durablement contre la faim et la malnutrition et permettre à chaque enfant de grandir en bonne santé, à l’abri des conséquences dévastatrices de la sous-alimentation.
