L’AS Maniema Union de Kindu a dénoncé, ce lundi 8 juin 2026, des actes de violence dont auraient été victimes ses joueurs à l’issue de leur victoire (2-1) contre le TP Mazembe, dimanche au stade de Kamalondo, à Lubumbashi, dans le cadre de la 10e journée des play-offs de l’Illicocash Ligue 1.
Dans un communiqué publié sur ses canaux officiels, le club de Kindu affirme que certains de ses joueurs auraient été agressés par des supporters du TP Mazembe ainsi que par des ramasseurs de ballons après le coup de sifflet final.
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Selon Maniema Union, ces incidents s’inscriraient dans un climat de tensions entourant la phase finale du championnat national. Le club estime notamment être victime d’une campagne visant à l’empêcher d’évoluer dans des conditions équitables durant les play-offs.
La direction de Maniema Union évoque également un contexte qu’elle qualifie de « complot » mené par certains clubs contre l’équipe de Kindu, notamment autour de la question de l’organisation de ses rencontres à domicile. Le club affirme que certaines décisions prises durant le mandat du Comité de Normalisation (CONOR) auraient porté atteinte au principe d’équité sportive.
Face aux incidents signalés à Kamalondo, Maniema Union demande à la Ligue Nationale de Football (LINAFOOT) de prendre des sanctions à l’encontre des auteurs présumés des violences afin de préserver l’intégrité du championnat et d’éviter la répétition de tels actes.
Le club dénonce également le non-respect du huis clos qui avait été décrété pour cette rencontre.
« Malgré cette mesure, le TP Mazembe a accordé l’accès au stade à plus d’une vingtaine de personnes, en violation des dispositions en vigueur », affirme le communiqué.
Sur le plan sportif, Maniema Union conteste également plusieurs décisions arbitrales prises au cours de la rencontre. Le club met notamment en cause l’arbitre Tshiniongolo Gustave, qu’il accuse d’avoir influencé le déroulement du match par certaines décisions contestées.
Les Unionistes citent particulièrement le penalty accordé au TP Mazembe dans les dernières minutes de la rencontre, qu’ils considèrent comme injustifié. Ils dénoncent également l’absence de sanctions contre certains comportements jugés antisportifs attribués au gardien Marc Diouf et au joueur Faveurdi Bongeli du TP Mazembe.
Par ailleurs, plusieurs journalistes sportifs et sources non officielles rapportent que les incidents survenus après la rencontre auraient entraîné des dégâts matériels, notamment sur des équipements de l’équipe de communication de Maniema Union. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrent également certains joueurs présentant des blessures apparentes à la tête ou aux jambes.
À ce stade, aucune décision officielle n’a encore été communiquée par la LINAFOOT concernant ces accusations. Les instances compétentes pourraient toutefois ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités et vérifier les allégations relatives aux violences ainsi qu’au respect du huis clos.
Cette affaire intervient à un moment crucial de la phase des play-offs, alors que plusieurs équipes restent engagées dans la lutte pour le titre national et les places qualificatives aux compétitions africaines.
Pour Maniema Union, ces événements soulignent la nécessité pour les autorités sportives de garantir la sécurité des acteurs du football et de faire respecter les règlements afin de préserver l’image du championnat congolais.
